La perte d'un enfant est la chose la plus dure qui puisse arriver à des parents. Je suis de tout coeur avec vous et je sais de quoi je parle : ma Marine est partie, il y a bientôt 2 ans, 2 jours avant son 13ème anniversaire.
Elle était toute notre vie : nous vivions pour et avec elle ; notre vie, notre travail étaient organisés pour qu'elle soit bien.
Atteinte de myopathie, nous l'entourions beaucoup et faisions tout pour qu'elle vive normalement, malgré son fauteuil, les docteurs, la kiné respiratoire, le corset, les attèles, tous les carcans qu'elle supportait sans rien dire, le souffrance de son corps.
Très bonne élève, pleine de charisme, Marine illuminait celui qui la rencontrait, qui la connaissait.
Lorsqu'elle est partie, ce fut le trou noir, l'horreur, mais j'ai su immédiatement qu'elle était partie pour un monde meilleur, qu'elle était enfin libérée de ses contraintes, de sa souffrance.
Elle n'avait pas pu partir "nulle part" ! Au plus profond de moi, j'étais sûre qu'elle était partie "autre part".
Alors j'ai cherché des livres qui me donneraient des réponses à mes interrogations, qui m'éclaireraient sur ce que l'on appelle la vie après la vie.
De confession catholique, j'ai su très vite que ce n'était pas vers l'Eglise ou la (les) religions que je devais me tourner.
Les premiers livres que j'ai lus m'ont dirigée vers d'autres, puis d'autres. De fil en aiguille, tout doucement mais très clairement, j'ai acquis la conviction que Marine n'était pas morte (je déteste ce mot), mais bien vivante et là, avec nous, nous aidant quotidiennement à supporter son absence.
Des signes d'elle, j'en ai eu, j'en ai reçu : autant de cadeaux et de coucous de mon bébé : un oiseau espiègle, une fleur installée dans un endroit bizarre, une coccinelle en plein hiver, en pleine neige, mon intérêt soudain pour les lutins et les fées, et cette sérénité qui s'installait en moi.
Oh n'allez pas croire qu'il n'existe pas en moi de désespoir. Moi qui n'avais jamais coupé le cordon ombilical avec ma fille, qui ne l'avais jamais quittée, qui la portais, l'aidait dans tous ses gestes quotidiens, je ne l'avais plus là près de moi ...
Je pleure toujours le soir à la maison, parce qu'elle n'est plus là physiquement et que je ne peux plus la toucher.
Un jour, suite à un concours de circonstances trop long à expliquer (un coucou de plus de Marine ?) j'ai acheté le livre de Josette Chagnon "Lumineuses ténèbres". Je l'ai dévoré, je l'ai résumé pour mieux m'en imprégner et j'ai décidé d'écrire à Josette pour la remercier.
Cette dernière reçoit des messages des êtres chers par écriture automatique - son premier livre explique son cheminement, les messages qu'elle reçoit ... (son second livre qui vient de sortir, "la vie dans l'au-delà" en est la continuité).
J'ai donc eu un jour le plaisir de recevoir une lettre d'elle et un message écrit à l'envers (de droite à gauche, donc lisible dans un mirroir était joint.
La "traduction" était jointe également : un merveilleux message de Marine, de MA Marine que je reconnaissais, grâce à son ton impertinent, à sa manière de décrire la vie, à sa joie !
Je venais de recevoir une lettre de ma fille !!
Jamais je ne pourrais assez remercier Josette pour ce qu'elle fait, pour l'espoir qu'elle donne aux gens, qu'ils soient "d'ici" ou de "là-bas" d'avoir un contact avec les gens qu'ils aiment, et de leur faire réaliser que la vie d'ici n'est pas finie, que nous avons encore beaucoup de choses à vivre, que notre vie sur cette Terre n'est quelque part pas la meilleur, et que de merveilleuses choses nous attendent, après.
Votre NOUNOUCHE et Ma MIMI vivent et sont heureuses (peut-être se connaissent-elles ?) et elles vivent au travers de nous.
Véronique vit grâce à votre site si beau, si rempli de couleurs et d'amour.
Vous avez crée une chaîne d'amour qui ne s'arrêtera pas de sitôt !!
Je vous demande d'espérer, la VIE n'est pas finie, notre passage sur Terre n'en est qu'un épisode.
A nous de le construire du mieux possible pour que nos enfants, partis avant nous, soient fières de nous.
Nous allons les retrouver, soyez-en sûre et nous serons réunies pour l'Eternité.
J'espère que mon témoignage vous aura aidée et aura aidé des personnes dans la détresse.
Le merveilleux cadeau que nous avons eu d'être mères ne s'arrête pas à la vie terrestre : il continue au delà, à jamais. Réponse : Merci pour ce gentil message. Aujourd'hui, le 22 avril, j'ai mal, mal à réagir, mal à penser qu'elle est bien. Je ne l'ai plus près de moi. Demain elle ne dira pas "bonne fête Papa", elle voulait vivre. J'ai trop mal. |
Bonjour Nicole,
Dans Votre page "4 ans", vous me semblez beaucoup plus sereine, et même si il y aura encore et toujours des moments très pénibles pour vous, je vous souhaite que les jours, les mois et les années futures vous soient plus douces que ces 4 années maudites. pense bien à vous... Réponse : Bonjour Cécile,
C'est une apparence, de bonnes résolutions, que je n'arrivent pas vraiment à tenir. J'ai trop de mal à croire à la vérité. Ce soir, à 22H30 je serai très au fond, je verrai ma fille tomber sous les balles d'un assassin. J'ai trop de mal.
Merci à vous, merci pour ce gentil message Nicole, maman de Véro
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